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AMIDA (Archéologie-Mesure-Innovation-Développement-Anatolie)

Les Jardins de l'Hevsel à Amida / Diyarbakir : théories et pratiques pour une croissance alternative.

Porteurs : CRISES, CIHEAM-IAMM, IFEA, Lersem.

Contacts : Martine Assénat, Hélène Ilbert, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les Jardins de l’Hevsel à Diyarbakir (capitale culturelle de la Turquie de l’Est à majorité kurde) sont installés sur une surface de presque 400 ha doucement étagée entre la forteresse romaine de l’antique cité d’Amida et le Tigre et représentent les plus vastes jardins urbains du Moyen-Orient. Jardins mésopotamiens attestés dès le IXème s. avant J.-C. dans les Annales royales assyriennes, conservant des marques d’occupations romano-byzantines, leurs intérêts patrimoniaux ne tiennent pas à leur seule ancienneté mais aux modulations sociétales alternatives que leur gestion actuelle tend à donner en exemple dans un contexte de pression démographique, de conflit civil ponctuel, de mal-exploitation des ressources naturelles et humaines, et de modèles de croissances obsolètes. Porteur d’espoirs nouveaux, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2015 l’Hevsel l’a été aussi parce qu’il n’est pas le lieu d’un patrimoine-relique mais parce que les paysans d’aujourd’hui transmettent et adaptent des savoir-faire ancestraux, diffusent un modèle de cohabitation ancien-moderne et un équilibre ville-campagne. 

C’est sur ce socle humain que s’appuient les objectifs du programme de valorisation portés par l’agenda du « projet UNESCO » dont les objectifs sont de consolider le maintien des paysans sur ces terres de l’Hevsel, de poursuivre un assainissement de l’environnement des jardins (terre et eau), de favoriser l’organisation de coopérations entre les exploitants, de renforcer les solidarités, de promouvoir les circuits-courts, de responsabiliser les acteurs en interrogeant leurs pratiques, et d’approfondir les connaissances fondamentales sur l’histoire de la cité, de ses populations, de ses territoires et de ses environnements.

Mots clés : Diyarbakır ; Innovation ; Développement durable ; Ecologie ; Humanités